le diabète
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Le diabète type 1 : un océan d'incertitudes !RésuméLe modèle classique du diabète de type 1 n'est pas satisfaisant. 80 annnées après la découverte de l'insuline, les chercheurs n'expliquent pas la multiplication épidémique actuelle des cas de diabète, ni le mécanisme qui aboutit à la destruction des cellules β. De plus le traitement par l'insuline n'est pas simple, sécurisant et efficace : Il nécessite une attention obsessionnelle de jour comme de nuit, expose à des risques de coma hypoglycémique, n'empêche pas les complications tardives métaboliques, vasculaires et neurologiques du diabète. Une "épidémie" mondiale inexpliquéeAu cours du XXe siècle, l'incidence du diabète (environ 10% de diabètes type 1 et 90% de type 2) a régulièrement augmenté dans les pays développés avant de devenir, au début de ce 3e millénaire, une véritable épidémie mondiale inexpliquable :
Source : En France, les dépenses relatives au diabète ont doublé entre 2000 et 2005 (Diabète : une forte augmentation en 5 ans. Une nouvelle étude de l'Assurance Maladie sur les évolutions entre 2000 et 2005, 7 juin 2007).Une origine auto-immune non prouvéeGrimaldi A. Diabétologie : Questions d'internat 1999 - 2000. Faculté de médecine Pierre et Marie Curie. Université Paris-VI."Le diabète de type 1 est dû à une destruction auto-immune des cellules β productrices d'insuline. Ce processus survient sur un terrain génétique favorable suite à des facteurs déclenchants liés à l'environnement." Grimaldi A. Diabétologie. Faute de mieux, on répète que le diabète de type 1 est provoqué par une maladie auto-immune. En réalité cette maladie auto-immune n'explique pas le diabète :
Des facteurs génétiques douteuxLa relation entre diabète et génétique est tout aussi imprécise et le diabète n'est en aucun cas une maladie héréditaire à transmission familiale :
Absence d'origine infectieuseDe même, une théorie infectieuse du diabète a été écartée. Certains virus semblent intervenir, mais le diabète n'est pas associé à une maladie infectieuse et transmissible du pancréas. Des facteurs environnementaux insaisissablesSources = Lévy-Marchal C., Fagot-Campagna A., Daniel M. Maladies chroniques et traumatismes : surveillance épidémiologique du diabète de l'enfant. Institut de Veille Sanitaire, novembre 2007.Toutes les descriptions actuelles du diabète évoquent des facteurs environnementaux jamais identifies : les différences entre pays, continents et populations riches ou pauvres restent soi-disant inexpliquées :
Résultats thérapeutiques toujours insuffisantsGrimaldi A. Diabétologie. Questions d'internat 1999 - 2000. Faculté de médecine Pierre et Marie Curie. Université Paris-VI.Même bien traité, le diabète reste une maladie chronique grave et on cherche sans cesse de nouveaux modes d'administration de l'insuline.
Les protocoles thérapeutiques obtiennent rarement de tels résultats. Il faut souvent 2 à 5 injections d'insulines lentes et rapides, 3 à 8 auto-contrôles de la glycémie et des adaptations quotidienne du régime et des doses d'insuline. Chez les adolescentes et les jeunes femmes diabétiques, la recherche d'un poids minimum peut conduire à un sous-dosage thérapeutique qui s'oppose à des objectifs glycémiques satisfaisants. Un diagnostic de diabète chez un enfant de moins de 5 ans bouleverse toute la vie de famille. Il faut une surveillance jour et nuit. Les objectifs glycémiques bas exposent à des hypoglycémies sévères, avec un retentissement social et neurologique non négligeable. Enfin après des années d'évolution le diabète conduit à des complications vasculaires, neurologiques et métaboliques avec des handicaps. Variations imprévisibles de la glycémieTout le contraire de l'homéostasie : le système hyperglycémiant (glycogène hépatique et glucagon) provoque des variations imprévisibles et incompréhensibles de la glycémie, même avec des doses correctes d'insuline et un régime équilibré : "Chez le diabétique, malheureusement, le foie relargue du glucose même quand la glycémie est élevée." Stress, fatigue, manque de sommeil... une multitude de facteurs autres que le régime et le traitement interviennent et désorganisent les cycles glycémiques... Même chez un diabétique à jeun, le stress fait monter la glycémie. Souffrance individuelles et familiales quotidiennesAssociation Française des Diabétiques : Conférence "Le blues du diabète" au 11e Salon du Diabète 2006, Paris, Pr. A. Grimaldi (Audio mp3).Traitement, hypoglycémies, témoignages, cette conférence du samedi 18 novembre 2006 à l'occasion du 11e Salon du Diabète à Paris donne une idée des difficultés posées par le diabète dans la vie quotidienne et des incompréhensions fréquentes entre malades et médecins. Même avec les traitements modernes, le diabète reste une maladie anxiogène au quotidien et un drame dans les familles d'enfants diabétiques : vivre avec un conjoint ou un enfant diabétique sans le sur-protéger, gérer ses sautes d'humeur, faire des repas équilibrés, surveiller les glycémies la nuit, gérer les problèmes liés à l'école, au sport, au travail, etc... une obsession 24h/24.
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